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Chronique numéro 2

1er juin 2022 - Voici notre deuxième chronique de l'année 2022. Il s'agit d'un texte qui traite de la maltraitance.  

La maltraitance envers les personnes aînées

Raymonde Poitras

 

Au Québec, selon un rapport publié par l’Institut de la statistique du Québec[1], près de 6% des aînés vivant à domicile ont subi différents types de maltraitance au cours de l’année 2019. La récente pandémie de Covid 19 a sans aucun doute exacerbé ce phénomène, sans parler de la maltraitance institutionnelle qu’ont vécu de nombreuses personnes aînées dans les CHSLD ou les résidences pour aînés qui ont fait les manchettes ces dernières années.

 

Tout comme au Québec notre région a une population vieillissante. Ainsi en 2021, selon Statistique Québec, 20% de la population a 65 ans et plus, alors qu’en 2041 les prévisions sont de 27,2% pour cette tranche d’âge[2]. Face à ces constatations, est-ce que cela vous inquiète de vieillir ?

 

La maltraitance envers les aînés en Abitibi-Témiscamingue, est-ce un phénomène important ? Selon Mme Marlène Coulombe, coordonnatrice régionale pour la lutte contre la maltraitance des personnes aînées du Secrétariat aux aînés et du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Abitibi-Témiscamingue, nous pouvons estimer sans nous tromper que 10 % des personnes aînées de 65 ans et plus vivent des situations de maltraitance à un certain niveau. En 2021-2022, 12 situations de maltraitances ont été traitées par le Processus d’intervention concerté (entente de collaboration entre  la Sureté du Québec, le Curateur public, la Commission des droits de la personne, l’Autorité des marchés financiers, le CISSSAT, le Secrétariat aux ainés et le directeur des poursuites criminelles ou pénales). Pendant cette même période, 53 appels ont été adressés à la ligne spécialisée Aides abus aînés (ligne de consultation et d’intervention spécialisée en maltraitance).

 

Selon, Mme Josée Larivière, directrice générale du CAAP-AT (Centre d’assistance et d’accompagnement aux plaintes de l’Abitibi-Témiscamingue), pendant les 12 derniers mois, 2% de leurs services d’assistance aux plaintes concernent de la maltraitance envers les aînés. Ceci correspond à 5 demandes pour de l’information générale en maltraitance ainsi que des assistances pour différentes plaintes en maltraitance, dont :  

 

  • Maltraitance financière ou matérielle : 1

  • Maltraitance organisationnelle : 2

  • Maltraitance psychologique : 2

  • Âgisme : 1

 

Les situations de maltraitance que le CAAP-AT reçoit sont le fait de personnel ou d’organisation du réseau de la santé. Selon Mme Larivière « la maltraitance n’est souvent pas nommée comme tel par les usagers ou leurs proches. Ainsi, dans les statistiques de l’organisme, une situation qui serait, par exemple, un problème d’attitude de la part d’un membre du personnel en CHSLD, serait classée comme ayant pour motif « les relations interpersonnelles ». Il est donc clair que les données sur les plaintes en maltraitance sont sous-estimées. Aux dernières nouvelles, c’est aussi le cas des données des commissaires aux plaintes dans les régions du Québec. »

 

Quel type de maltraitance pourrez-vous rencontrer en tant que personne âgée ? Si un de ces exemples vous concerne ou que vous avez connaissance de maltraitante envers un proche, surtout n’hésitez pas à dénoncer. Dites-le à une personne de confiance : médecin, personne-ressource du CLSC ou organisme communautaire, ami, etc.

 

Ligne Info Abus Aînés : 1 888 489-2287

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Chronique numéro 1

28 avril 2022 - La Table vous présente la première chronique de l'année 2022. Il s'agit d'un texte qui présente notre organisation et qui est signé par Mme Raymonde Poitras. 

La Table régionale des aînés, là pour vous représenter ?

Raymonde Poitras

 

Pour les besoins de cet article, nous nommerons la Table régionale de concertation des personnes aînées de l’Abitibi-Témiscamingue, la TRAAT. C’est un organisme à but non lucratif, incorporé en 2008, qui a pour mission de permettre aux aînés de bénéficier d'un lieu régional d'échanges, de concertation et de partenariat concernant les grands enjeux qui les touchent et elle propose à la ministre des Aînés des avis ou pistes de solutions pour répondre à leurs besoins. 

 

Pour ce faire, elle soutient les actions qui favorisent le vieillissement actif des aînés ou qui visent à améliorer leur qualité de vie. Elle veille à leur sécurité et favorise des environnements sains, sécuritaires et bienveillants. Elle appuie l’harmonisation des actions entre les différents intervenants en tenant compte des réalités locales. Elle informe la population des orientations gouvernementales et les programmes et services gouvernementaux qui les concernent. Finalement, elle valorise les aînés et leur apport à la société québécoise et dans notre région.

 

Quelles sont les principales réalisations de la TRAAT ? Au fil des ans, elle a implanté le Réseau Libre-Savoir en Abitibi-Témiscamingue, l’université du 3e âge et elle a réalisé le projet « Ainés d’exception », piloté par le conteur Guillaume Beaulieu. Elle a organisé plusieurs colloques et événements régionaux permettant les échanges et visant au bien-être des personnes âgées (logement, vivre et mourir dans la dignité, la santé, etc). De plus, elle sensibilise la population envers la maltraitance et les différents types abus dont les aînés sont victimes. Annuellement, elle donne des avis aux Gouvernements du Québec et du Canada pour les demandes de subventions des différents organismes aînés de la région. Finalement, elle participe à la nomination des personnes âgées qui reçoivent le Prix Hommage aînés du Gouvernement du Québec.

 

Qui est assis autour de cette table de concertation ? Il y a 2 sortes de membres. Les membres votants et les membres-conseils qui apportent leur expertise, car ils offrent des services aux personnes aînées.

 

Commençons par les membres votants. D’abord, le président de la TRAAT, M. Jacques Lafrenière qui en est à son dernier mandat depuis 2008. Il siège en tant que personne aînée et habite à Rouyn-Noranda. Le vice-président, M. Ghyslain Bergeron de Val-d’Or représente la Table de concertation des aînés de Val-d’Or. Le 2e vice-président, M. Jean-Pierre Charron, de Belleterre représente l’Association québécoise des directeurs et directrices d'établissements d'enseignement retraités. Le secrétaire, M. Jean-Pierre Frelas de Rouyn-Noranda, représente le Réseau 50 + Abitibi-Témiscamingue. Le trésorier, poste à combler. Les autres membres votants sont :

  • Mme Anne-Bouchard pour la Table des ainés de la MRC Abitibi

  • Mme Irène Caza pour la Table de concertation des personnes âgées du Témiscamingue.

  • Mme Sylvie Chabot-Roy pour la Table des aînés de Senneterre. 

  • Mme Carmen Côté pour le Regroupement interprofessionnel des intervenantes retraitées des services de santé.

  • M. Daniel Goulet pour l’Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic.

  • Mme Claire Léveillée pour l’Association des retraitées et retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec (AREQ).  

  • Mme Ann Zimmermann pour la Table des aînés de Malartic.

  • M. Claude Lamoureux pour la Table des aînés d’Abitibi-Ouest.

  • Poste à combler le Réseau Libre-Savoir et les Retraités flyés.

  • Poste à combler pour la Table des aînés de Rouyn-Noranda.

 

Ensuite, nous avons les membres-conseils de la TRAAT :

  • Mme Marlène Coulombe, du Secrétariat aux aînés apporte son expertise pour le dossier maltraitance envers les aînés.

  • Mme Josée Larivière représente le Centre d’assistance et d’accompagnement aux plaintes (CAAPAT).

  • Mme Nathalie Marcotte représente la table des organisateurs communautaires du CISSAT.

  • Mme Cathy Noël représente le CISSAT concernant le programme Soutien à l’autonomie des personnes âgées (SAPA). Mme Lili Germain assure la coordination de la TRAAT.

 

En quelques mots, la Table régionale de concertation des personnes aînées de l’Abitibi-Témiscamingue travaille pour que les personnes aînées aient de bonnes conditions de vie, toute la vie !